LE SECTEUR DE L’HABILLEMENT EN CRISE

Les retombées économiques dues au coronavirus sont nombreuses notamment dans le secteur de l’habillement. Les annonces de redressements, de changements d’actionnaires ou des procédures de sauvegarde sont en forte croissance. De grandes enseignes comme Camaieu, la Halle, André, Un Jour Ailleurs, Célio, Orchestra, Naf naf, Absorba ou encore Gap sont en difficulté. C’est un total de 650 boutiques qui ont fermé depuis le début de l’année. Le secteur employant un total de 180.000 salariés à perdu 4.000 emplois. Des marques déjà fragiles avant la crise du coronavirus, qui croulaient souvent sous des dettes importantes et dont le confinement les a achevés.

LA MONTÉE EN PUISSANCE DE L’ECOMMERCE

Les gestes barrières pénalisent énormément ce type d’enseigne et donc les consommateurs ne viennent plus dans les magasins physiques et préfèrent commander sur les sites e-commerce. Pendant le confinement, le nombre d’acheteurs unique a augmenté de 40%. Une bonne nouvelle également pour l’e-commerce alimentaire qui progresse de 98% pendant le confinement grâce au drive, la livraison à domicile ou encore les drives piétons. Certains drives enregistrent un chiffre d’affaires de plus de 500 000 euros par semaine et la part de marché des biens de grande consommation grimpe de 10% contre 6% en 2019. La démocratisation de ces pratiques permet au e-commerce alimentaire de confirmer sa bonne dynamique avec une augmentation de 66% des ventes en lignes par rapport à 2019.

LES VÊTEMENTS D’OCCASION

Le coronavirus a, une nouvelle fois, accéléré la mutation. on achète moins de vêtements et ils ont plusieurs vies. Le site Vinted qui propose des achats entre particuliers de produits d’occasion est devenu, en août, le 3e site d’e-commerce en France. Tous les acteurs de la grande distribution se mettent à la vente de produits d’occasion : Leclerc, Carrefour, Auchan, Système U, Ikea. Les achats de produits de luxe d’occasion devraient être multipliés par 2 dans les 5 ans qui viennent. Il y a évidemment encore des gens qui recherchent des petits prix mais les habitudes changent. On peut trouver des petits prix dans des produits d’occasion qui évitent de surconsommer. C’est vertueux mais ça va clairement à l’encontre de tout le modèle économique des magasins d’habillement.